Jeudi 17 janvier 2008

Fraser-Island-06.jpg

A en croire les rumeurs ou les guides, il y aurait plus de sable sur Fraser Island que dans tout le Sahara! Il est vrai que la plus grande île sableuse du monde mérite le détour...

Son histoire intéressante permet également de mieux décourvrir les paysages, et de peut-être mieux les apprécier... Ce n'est qu'en 1836 que l'on prit connaissance de cette terre, lorsque le capitaine Fraser échoua son bateau au Nord de l'île, alors habitée par une tribu aborigène.

Couverte sur sa quasi totalité (120 km de long pour 15 km de large) de forêt, elle fut d'abord exploitée pour son bois exceptionnellement résistant à l'eau... Alors transformée en énorme chantier pour bûcherons, l'île abrita peu à peu quelques batissent et hôtels. Les aborigènes étaient alors envoyés dans des missions et finirent par disparaitre de l'île...


A l'époque, peu de chance alors d'arrêter la machine de "l'homme blanc", et pourtant Fraser Island n'est aujourd'hui, et bien heureusement, plus qu'une destination touristique, reconnue pour ses richesses naturelles, et classée au patrimoine mondial. Encore une fois, le choix d'ouvrir cette île au public peut ammener à de longues discussions... Balades en 4x4 individuels ou en bus de touristes (également en mode 4x4) viennent quelque peu rompre le silence manifeste de l'île... mais force est de reconnaitre que tous les efforts sont mis en place en terme de préservation et de restauration... les chemins et routes sur l'île restent peu nombreux, et ne laissent aucune initiative aux visiteurs.
La conduite à sens unique la plupart du temps permet de conserver une fluidité de traffic (bien qu'il soit tout de même rare de croiser d'autres véhicules durant la journée). Du Nord au Sud, c'est la plage qui sert "d'autoroute", négociant les allers et venues des véhicules au rythme des marées. L'impact est alors tout à fait neutre, effacé toutes les 12 heures par les vagues des marrées hautes. Aucune détérioration donc sur cet axe principal de circulation.

Les zones de campings sont établies sur des systèmes de rotation, permettant une régénérescence régulière des milieux dunaires. Un strict minimum reste alors visible sur l'île. Les centres de déchets sont regroupés dans les quelques minuscules villages dispersés sur la quantité de sable impressionante de Fraser Island.


Les quelques 200 espèces d'oiseaux, les dingos, les chevaux sauvages et autres animaux ne sont alors pas étonnés de croiser quelques humains, et peuvent à priori compter sur encore plusieurs années de tranquilité... de toute façon, l'accés à l'île ne peut pas se faire autrement que par ferry...

Car la mer infestée de requins "mangeurs d'hommes" et autres méduses mortelles décourage les plus téméraires!!!


Fraser-Island-11.jpg

par Claire Delphine Jérémie publié dans : GRANDS PAYSAGES
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 17 janvier 2008
dorrigo-copie-1.jpg

Situé au sud de Brisbane, la Parc National de Dorrigo domine les paysages du New South Wales. A l'intervalle de deux écosystèmes différents, entre hauts plateaux et montagnes abruptes, le microclimat abrite une forêt tropicale exceptionnelle. Cette "rainforest" offre a chacun un panel éblouissant de vie faunistique et floristique. Des arbres gigantesques et imposants, de nombreux ficus notament, exposent leur lianes et cortège végétal à chaque pas. Un aménagement sobre et minimaliste permet de circuler telle une fourmi au travers de cette immensité luxuriante de verdure et d'eau. Un simple chemin de terre, parfois quelques mètres de bitume (sécurité oblige) soulignent simplement la balade à emprunter et ne laisse qu'un impact minimal au passage des visiteurs. Ici et là, au grè du parcours, certains arbres sont étiquettés, et le promeneur trouvera des informations sur la vie sauvage de Dorrigo. 1001 sons pour accompagner les grandes cascades, toutes plus belles les unes que les autres. Des paysages extraordinaires et inattendus à quelques kilomètres dans les terres, coté pacifique. A ne pas louper pour les amoureux de la nature, de passage entre Sydney et Brisbane... Coup de coeur à l'entrée pour la "Sky Walk", passerelle qui avance au dessus du vide et offre un panorama vertigineux à plusieurs dizaines de mètres du sol, face au grand parc montagneux des forêts du New south wales...

par Claire Delphine Jérémie publié dans : GRANDS PAYSAGES
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 1 décembre 2007


kruger-copie-1.jpg

KRUGER PARC

Présentation

Longue bande de terre étroite, le parc Kruger est situé à l'extême Nord-Est de l'Afrique du Sus, bordé par le Mozambique à l'Est, le Zimbabwe au Nord et le royaume du Swaziland au Sud. Aussi grand qu' Israël, il s'étend sur 65 km en largeur et 350 km en longueur. Mosaïque de vastes étendues d'accacias, de figuiers sycomores, de saules de brousse, entrecoupées de zones de savane ouverte, de cours d'eau et d'affleurements rocheux, il abrite un panel impressionant d'animaux. Lions, léopards, éléphants, buffles du Cap, zèbres, rhinocéros noirs, mais aussi guépards, girafes, hippopotames et quantités d'autres y vivent. Le Kruger est l'une des zones protégées les plus célèbres au monde, en raison de sa superficie, de son passé voué à la protection de l'environnement, de sa biodiversité et de sa facilité d'accès.

Evolution

Les terres aujourd'hui occupées par le Kruger furent classées zone protégée en 1898, lorsque Paul Kruger, président de la république du Transvaal (ancienne Afrique du Sud), fonda la Sabie Game Reserve, afin d'en faire un territoire de chasse controlé. En 1902, Stevenson Hamilton, premier directeur de la réserve, comprit le potentiel touristique de la faune et mis en place une véritable politique écologique. C'est en 1927 que le parc ouvrit ses portes au public. Il est devenu depuis un haut lieu de recherche et de défense de l'environnement et l'une des principales destinations d'observation des animaux en Afrique.

Accueil et gestion du public dans un milieu naturel

Une des grandes forces du parc Kruger est sa conciliation entre préservation totale et présence humaine. D'une part cet espace naturel bénéficie d'une protection absolue dégagée de toute gestion humaine. Véritable patrimoine faunistique et floristique universel mis "sous cloche". Force touristique majeure du pays, le parti-pris d'accueil s'est voulu le plus neutre possible : une unique route goudronnée permet la traversée du parc sur ses 350 km (associée à un réseau de chemins en terre) et un accueil du public limité et controlé dans des camps discrets, intégrés, et complètement clos (pour des raisons de sécurités). Ici encore l'empreinte humaine est étudiée, l'impact est réduit à son minimum. Le gaz, l'éolien, et l'hydraulique comme seules sources énergétiques...

par Claire Delphine Jérémie publié dans : GRANDS PAYSAGES
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 16 novembre 2007
bonteboks-national-park.jpg



Grands paysages et preservation des Parcs Nationaux :

L'identité paysagère de l'Afrique du Sud passe par son étonnante diversité : falaises abruptes du Cap, vagues et vents violents, plus à l'Est, baies et criques de l'Océan Indien, vallons cultivés et leurs fermes isolées (autonomes énergiquement : éoliennes et panneaux solaires...), chaines de montagnes et leurs canyons, étendues des plaines paturées et savane sauvage,...

Avec leurs paysages spéctaculaires, leurs nombreuses espèces animales et végétales, leurs excellentes infrastructures d'accueil et leurs prix raisonnables, les quelques 600 parcs nationaux et réserves du pays constituent un exemple en matière de protection et de sensibilisation. Les plus célèbres d'entre eux habritent des animaux sauvages, d'autres sont essentiellement sanctuaires naturels ou des lieux de randonnée. Au total presque 7% du territoire sud africain est calssé en zone protégé. A l'origine de cette initaitive, une prise de conscience d'une partie de la population désireuse de placer leurs terres sous protection. Le gouvernement, autrefois préoccupé par les autres réalités économiques du pays (developpement des infrastructures, aides aux populations démunies, etc.) décide aujourd'hui de s'associer pleinement à cette démarche : rachat des derniers terrains privés pour une protection totale et durable.

Pour subvenir aux frais de fonctionnement de telles infrastructures, des entrées payantes à la journée ont été instaurées - de 1 à 12€ / adulte. En outre, cette participation financière permet indirectement de recevoir un public intéressé, averti et respectueux des règles environnementales.

par Claire Delphine Jérémie publié dans : GRANDS PAYSAGES
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
 
 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus