Octobre 2007
Création de ce blog qui permettra de suivre au fur et à mesure notre avancée dans cette aventure autour du monde. Un grand projet qui commence, sur plusieurs points. Une envie d'observer, de voir, de se rendre compte, peut-être comprendre, et surtout rapporter du vécu, une expérience, propre à chacun, et la mettre au service des autres. Nos compétences et futurs métiers dans les domaines de la communication et de l'aménagement paysager et urbain seront les premiers supports d'un retour de témoignages de ce tour du monde en 10 grandes étapes que sont l'Afrique du Sud, la Chine, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, le Brésil, la côte Californienne, le Canada, le Québec et la côte Est des Etats-Unis...
Nous tenterons au mieux d'alimenter ce blog pendant ces sept mois de voyages à venir, avec des photos, vidéos, témoignages, etc... qui nous l'espérons traduirons au mieux notre quotidien aux quatre coins du monde, notre ressenti, nos impressions et émotions...
Pour toute question ou commentaire, vous pouvez nous écrire sur l'adresse suivante : paysagesnomades@hotmail.fr
Bonne découverte et bon voyage, à vous aussi :o)
Claire, Delphine et Jérémie
A en croire les rumeurs ou les guides, il y aurait plus de sable sur Fraser Island que dans tout le Sahara! Il est vrai que la plus grande île sableuse du monde mérite le détour...
Son histoire intéressante permet également de mieux décourvrir les paysages, et de peut-être mieux les apprécier... Ce n'est qu'en 1836 que l'on prit connaissance de cette terre,
lorsque le capitaine Fraser échoua son bateau au Nord de l'île, alors habitée par une tribu aborigène.
Couverte sur sa quasi totalité (120 km de long pour 15 km de large) de forêt, elle fut d'abord exploitée pour son bois exceptionnellement résistant à l'eau... Alors transformée en énorme chantier
pour bûcherons, l'île abrita peu à peu quelques batissent et hôtels. Les aborigènes étaient alors envoyés dans des missions et finirent par disparaitre de l'île...
A l'époque, peu de chance alors d'arrêter la machine de "l'homme blanc", et pourtant Fraser Island n'est aujourd'hui, et bien heureusement, plus qu'une destination touristique, reconnue pour ses
richesses naturelles, et classée au patrimoine mondial. Encore une fois, le choix d'ouvrir cette île au public peut ammener à de longues discussions... Balades en 4x4 individuels ou en bus de
touristes (également en mode 4x4) viennent quelque peu rompre le silence manifeste de l'île... mais force est de reconnaitre que tous les efforts sont mis en place en terme de préservation et de
restauration... les chemins et routes sur l'île restent peu nombreux, et ne laissent aucune initiative aux visiteurs.
La conduite à sens unique la plupart du temps permet de conserver une fluidité de traffic (bien qu'il soit tout de même rare de croiser d'autres véhicules durant la journée). Du Nord au Sud,
c'est la plage qui sert "d'autoroute", négociant les allers et venues des véhicules au rythme des marées. L'impact est alors tout à fait neutre, effacé toutes les 12 heures par les vagues des
marrées hautes. Aucune détérioration donc sur cet axe principal de circulation.
Les zones de campings sont établies sur des systèmes de rotation, permettant une régénérescence régulière des milieux dunaires. Un strict minimum reste alors visible sur l'île. Les centres de
déchets sont regroupés dans les quelques minuscules villages dispersés sur la quantité de sable impressionante de Fraser Island.
Les quelques 200 espèces d'oiseaux, les dingos, les chevaux sauvages et autres animaux ne sont alors pas étonnés de croiser quelques humains, et peuvent à priori compter sur encore plusieurs
années de tranquilité... de toute façon, l'accés à l'île ne peut pas se faire autrement que par ferry...
Car la mer infestée de requins "mangeurs d'hommes" et autres méduses mortelles décourage les plus téméraires!!!