Lundi 21 avril 2008

...quelle est la plus grande des richesses dans l'ouest américain?

Anecdote d'un français éxilé dans la cité du jeu, Las Vegas, qui nous racontait posséder plusieurs voitures, une grande maison, une piscine, et même quelques mètres carrés d'herbes! Luxe extra dans cette région aride comme le désert du Soudan!

Mais au delà de cette plaisanterie, le problème de la préservation des ressources en eau pourrait devenir crucial dans les Etats du Sud, d'ici quelques années... Des lacs artificiels ont été aménagés le long des principaux cours d'eau (comme le lac Powell, sur le Colorado), pour satisfaire les besoins de la population et de l'agriculture dans ces zones arides. Mais le besoin ne cesse d'augmenter à l'image des villes "champignons".
La consommation en eau du pays, ramenée proportionnellement par habitant, évoque des chiffres hallucinants. Un américain consommerait en moyenne 8000 litres d'eau par jour contre 200 litres pour un français!
Autre chiffre, des villes comme Phoenix se ventent de posséder plus de 100 terrains de golf...qu'il faut arroser au milieu du désert!


Autre drame, certaines grandes cultures américaines nécéssitent un tel apport d'eau que l'irrigation détournée du fleuve Colorado est sur-exploitée. A tel point que n'arrive plus aux paysans méxicains qu'un mince filet d'eau!
Mais heureusement, sérieuse prise de conscience récente chez les cow-boys : dans certains restaurants le verre d'eau est servi uniquement sur demande... encore mieux le lavage des draps d'hotels n'est plus sytématique!

par Claire Delphine Jérémie publié dans : ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE
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Lundi 21 avril 2008

 

Il y a l'océan, des montagnes, des déserts, des lacs, des forêts, etc. Paysages grandioses et infinie des horizons, appellent le voyageur à la contemplation. L'ouest américain fascine.


Cette région des Etats-Unis, par ces incroyables richesses naturelles est devenue un véritable sanctuaire dédié à la protection de la nature. Cette nature, restée inexplorée en de nombreux endroits jusqu'à la fin du 19ème siècle fait partie intégrante du patrimoine américain. Elle a nourrit toute une littérature, et reste immortalisée dans de nombreuses peintures et oeuvres cinématographiques, ... Elle est indissociable de l'histoire du pays et de la fierté américaine.

Ainsi, indiscutablement, des efforts ont été déployés pour préserver ces espaces naturels remarquables. Plus de la moitié des zones protégées du pays s'y concentre. "National Parks", "National Monuments", "Recretion Area Reserves", "Wildeness Areas", etc. Il y en a pour tous les goûts!


Premiers sites protégés du monde (avec le Yosemite National Park établi par un décret de 1864, signé de la main d'un certain Abraham Lincoln !), les parcs américains font office d'exemple par leurs gestions. Plusieurs programmes de protection des espèces sensibles ont été menés (grizzlis, bisons, condors, ...), des zones spécifiques ont été créées pour délester les parcs nationaux (parfois confrontés à une sur-fréquentation), et l'accueil du grand public y est parfaitement géré :
Multiples points d'informations, interventions fréquentes des Rangers, aires d'accueil, sanitaires, points camping, villages du parc, sentiers thématiques balisés... Et mise en place dans de nombreux parcs (Grand Canyon, Yosemite, Zion Park) d'un système de transport public interne:
Le visiteur est encouragé à laisser son véhicule aux parkings d'entrées et bénéficie de système de navettes régulières, fonctionnant au gaz naturel, et marquant des arrêts aux points d'intérêts du parc. Un moyen efficace et propre de contrôler la fréquentation du parc et d'éviter tous déplacements de véhicules parasites des grands espaces.

Autre point : une entrée payante par véhicule (environ 18€) incite une visite voulue, concernée et peut-être d'avantage sensibilisée?

 

par Claire Delphine Jérémie publié dans : ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE
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Lundi 21 avril 2008

 

Comment aborder le sujet "Environnement" aux Etats-Unis sans évoquer cet étonnant contraste entre : "Pays super pollueur" et "conscience écologique chez l'américain"?


Comprenons tout d'abord que la conquete de la nature dite "sauvage" fait partie intégrante de l'histoire américaine... Dans cette optique, on envisage mieux que l'Ecologie soit jugée potentiellement menaçante (parfois même considérée comme "grande rivale du capitalisme américain"). Pour preuve, en 2001, le président Bush rejetait le protocole de Kyoto estimant : "qu'il risquerait de porter grave atteinte à l'Economie américaine".
Depuis, face au tollé mondial, des mesures nationales ont été prises pour débloquer des crédits vers les recherches abordant des sujets climatiques, inciter financièrement les industries et surtout alléger fiscalement des ménages qui achèteraient des voitures moins polluantes ou des équipements fonctionnant à l'énergie éolienne ou solaire. En 2006, l'état de Californie (qui produit autant de gaz à effet de serre qu'un pays comme le Brésil !) adoptait une loi visant à diminuer ses émissions de 25% d'ici 2020...


Mais c'est véritablement chez les citoyens que l'écologie a récemment et fortement touchée les conscience...avec une bonne longueur d'avance sur les européens! Sensibilés dès le plus jeune âge à la "nature préservée" de leurs "National Parks" et " Marine Reserves", les américains font bouger les collectivités locales et leur voisinage à grand renfort de militantisme et volontariat. (Trie des déchets systématique, campagne de nettoyage des côtes, etc.)

Cf. article "National Parks : une institution américaine"

Mais le chemin pour une économie consciente et respectueuse reste encore long à parcourir. Difficile équilibre entre nature et capitalisme fort... Quand le super 4x4 individuel fera place à la voiture propre partagée !?

Au travail oncle Sam!

Liens :

2 sites officiels consacrés à la protection de l'environnement en Californie et aux Etats-Unis

www.calepa.ca.gov

www.epa.gov

par Claire Delphine Jérémie publié dans : ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE
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Samedi 1 mars 2008
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Pour la plupart des voyageurs d´Amerique Latine, la cité inca perdue de Machu Picchu est le clou de leur voyage. Béneficiant d´une situation mythique et spectaculaire, elle constitue sans aucun doute le site archéologique le plus célèbre du continent… Elle demeura pourtant inconnue des conquistadors et resta dans l´oubli jusqu´au début du XXe siècle. En dépit de nombreuses études et travaux, les connaissances concernant la fameuse cité perchée demeurent superficielles. Aujourd’hui encore les archéologues en sont réduits à émettre des hypothèses.

Mais une chose est certaine, comme nombreuses cités incas de la même époque, Machu Picchu se révèle être un exemple en matière de gestion énergétique!

Cité dite : “planifiée”, Machu Picchu suit les deux principes de base des cités andines :

-      Une double technologie environnementale et hydraulique.

-      Une cité en deux niveaux, séparant la ville de sa partie agricole. Construites suivant un même système de terrasses, ces deux aires communiquent et s’articulent entre elles, l’une servant l’autre.

 

1)    Technologie environnementale :

Ou comment une cité se bâtit en totale osmose avec son environnement et en dépendance a une énergie solaire. Une orientataion Est-Ouest pour un ensoleillement maximum sur la journée, et une conservation de chaleur la nuit. Une architecture travaillée en gradines évitant aux bâtiments de se faire de l’ombre entre eux.

 

2)    Technologie hydraulique :

Deuxième pilier fondamental, l’eau est exemplairement controlée par un réseau stratégique de canaux, collecteurs et autres systèmes drainants.

Les eaux de pluie sont ainsi précieusement gerées, à ciel ouvert ou en souterrain, en zone agricole comme au sein de l’espace urbain.
 

Une cité parfaitement integrée, planifiée et proposant un impact très réduit sur son environnement, la cité perdue du Machu Picchu, bâtie il y a près de mille ans nous apporte, aujourd’hui, de nombreuses et précieuses pistes dans l’organisation et l’établissement de nos nouvelles cités “durables”.
par Claire Delphine Jérémie publié dans : ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE
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Samedi 1 mars 2008

 

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Au Carrefour des Andes et des herbages de l’Altiplano (haut plateau Andin) péruvien battu par les vents, les rives fertiles du lac Titicaca furent jadis le berceau de civilisations anciennes.

Lac navigable, le plus haut du monde (3820 m) et le plus grand d’Amérique du Sud ; le Titicaca s’etend sur plus de 170 km de long et 60 km de large. (Selon la légende, c’est d’ici qu’émergea le premier Inca : Marco Capac, fils du dieu du Soleil Inti).

Puno, souvent qualifiée de “capitale péruvienne du folklore”, constitue le point de départ le plus pratique pour visiter les îles du lac Titicaca.

A 5 km a l’Est du port de Puno, les extraordinaires “Islas Flotantes” du peuple Uros (ou îles Uros) sont uniques au monde. De nos jours, totalement disparues du au métissage, la petite tribu des Uros entama son existence flottante peu commune il y a plusieurs siècles afin de se protéger des agressions des peuples Collas et Incas.

Confectionnées avec des roseaux légers appelés “Totora” qui poussent en abondance dans les eaux peu profondes du lac, les plus grandes comptent jusqu’à plusieurs bâtiments.

La vie des Uros est indisociable de ces plantes, en partie comestibles, qui servent également à réaliser leurs maisons, leurs bateaux et l’artisanat.

Les îles se composent de plusieurs couches de Tortora, sans cesse completées en surface à mesure que les couches inferieures pourrissent, laissant ainsi un sol toujours souple et élastique.

Cultures et petits élevages sont également possibles sur ces terres artificielles ce qui permettait une totale autarcie a cet étonnant peuple.

Aujourd’hui, plusieurs centaines de personnes vivent encore  tant bien que mal sur ces îles, de la pêche et du tourisme. De récents panneaux solaires ont permis d’apporter l’électricité!

Détour incontournable sur ces îles féériques du bout du monde où l’horizon semble infini…

par Claire Delphine Jérémie publié dans : CULTURES ET MODES DE VIES
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Samedi 1 mars 2008

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L’Autralie et la Nouvelle-Zélande voisine, se présentent être deux pays extrêmement sensibilisés aux récuperations énergetiques. Une situation expliquée par un isolement commun des habitations. En milieu semi-desertique, comme en milieu tropicale, il a fallu construire ave les matériaux disponibles et tirer parti au maximum des énergies naturelles présentes.

Ainsi, on croise régulièrement des maisons simples, aux formes et matériaux locaux, adoptant souvent une forme basse et ramassée pour une conservation en énergie thermique maximum.

En outre, panneaux solaires et réserves d’eau sont quasi-systematiquement associés aux bâtiments.

Une sensibilisation et un exemple à suivre…des mesures simples et efficaces à associer plus logiquement à nos constructions dépensières.

 


par Claire Delphine Jérémie publié dans : ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE
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Jeudi 17 janvier 2008

Fraser-Island-06.jpg

A en croire les rumeurs ou les guides, il y aurait plus de sable sur Fraser Island que dans tout le Sahara! Il est vrai que la plus grande île sableuse du monde mérite le détour...

Son histoire intéressante permet également de mieux décourvrir les paysages, et de peut-être mieux les apprécier... Ce n'est qu'en 1836 que l'on prit connaissance de cette terre, lorsque le capitaine Fraser échoua son bateau au Nord de l'île, alors habitée par une tribu aborigène.

Couverte sur sa quasi totalité (120 km de long pour 15 km de large) de forêt, elle fut d'abord exploitée pour son bois exceptionnellement résistant à l'eau... Alors transformée en énorme chantier pour bûcherons, l'île abrita peu à peu quelques batissent et hôtels. Les aborigènes étaient alors envoyés dans des missions et finirent par disparaitre de l'île...


A l'époque, peu de chance alors d'arrêter la machine de "l'homme blanc", et pourtant Fraser Island n'est aujourd'hui, et bien heureusement, plus qu'une destination touristique, reconnue pour ses richesses naturelles, et classée au patrimoine mondial. Encore une fois, le choix d'ouvrir cette île au public peut ammener à de longues discussions... Balades en 4x4 individuels ou en bus de touristes (également en mode 4x4) viennent quelque peu rompre le silence manifeste de l'île... mais force est de reconnaitre que tous les efforts sont mis en place en terme de préservation et de restauration... les chemins et routes sur l'île restent peu nombreux, et ne laissent aucune initiative aux visiteurs.
La conduite à sens unique la plupart du temps permet de conserver une fluidité de traffic (bien qu'il soit tout de même rare de croiser d'autres véhicules durant la journée). Du Nord au Sud, c'est la plage qui sert "d'autoroute", négociant les allers et venues des véhicules au rythme des marées. L'impact est alors tout à fait neutre, effacé toutes les 12 heures par les vagues des marrées hautes. Aucune détérioration donc sur cet axe principal de circulation.

Les zones de campings sont établies sur des systèmes de rotation, permettant une régénérescence régulière des milieux dunaires. Un strict minimum reste alors visible sur l'île. Les centres de déchets sont regroupés dans les quelques minuscules villages dispersés sur la quantité de sable impressionante de Fraser Island.


Les quelques 200 espèces d'oiseaux, les dingos, les chevaux sauvages et autres animaux ne sont alors pas étonnés de croiser quelques humains, et peuvent à priori compter sur encore plusieurs années de tranquilité... de toute façon, l'accés à l'île ne peut pas se faire autrement que par ferry...

Car la mer infestée de requins "mangeurs d'hommes" et autres méduses mortelles décourage les plus téméraires!!!


Fraser-Island-11.jpg

par Claire Delphine Jérémie publié dans : GRANDS PAYSAGES
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Jeudi 17 janvier 2008

Hervey-bay.jpg

Avec plus de 7 000 plages, l'Australie offre toujours un endroit paradisiaque pour étendre son drap de
bain...

La plupart des plages sont ainsi vierges, mais bien d'autres, extremement fréquentées et appréciées des touristes (et surfeurs) beneficient d'aménagements et de modes de préservation à suivre...

Très fréquemment, la plage de "sable fin" est suivie d'une bande végétalisée indigène d'une cinquantaine de mètres de large. Chemins d'accès et autres sentiers de promenades intégrés traversent cet espace et permettent des accès controlés et réguliers à la zone de baignad e. La zone "tampon" amenant à la ville est généralement aménagée d'aires d'accueil (tables de pique-nique, barbecues, jeux pour enfants,...) et zones de stationnement discrètes et ombragées. Enfin, l'urbain semble reprendre ses quelques droits offrant activités et commerces de bord de mer. Ainsi, le front de mer est préservé des agressions bâties qui lui sont trop souvent associées.

Depuis la plage, les paysages sont protégés et les nuisances sonores banies. Une gestion commune qui permet la sauvegarde des plus belles plages du monde, aspects sauvages et naturels, tout en offrant des capacités d'accueil du public des plus performantes et des plus agréables.

 

par Claire Delphine Jérémie publié dans : PAYSAGES URBAINS
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Jeudi 17 janvier 2008

compteurs.jpg
Petit clin d'oeil à une initiative urbaine, invitant à chaque coin de rue, des interventions artistiques sur cet
objet ultra-banal qu'est... le compteur electrique! Souvent ignoré, parasitant, genant, graffé ou déterioré, le cube "compteur" prend à Brisbane une toute autre allure.
Moyen simple et ludique de faire partager des talents de rues de tous genres et tous âges à la vue de tous. Transformer un élément "à cacher" en objet identitaire et incontournable.

Cette initiative permet une animation à chaque "bloc" et offre entre autres des points de repère au sein de la toile urbaine.

par Claire Delphine Jérémie publié dans : PAYSAGES URBAINS
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Jeudi 17 janvier 2008
dorrigo-copie-1.jpg

Situé au sud de Brisbane, la Parc National de Dorrigo domine les paysages du New South Wales. A l'intervalle de deux écosystèmes différents, entre hauts plateaux et montagnes abruptes, le microclimat abrite une forêt tropicale exceptionnelle. Cette "rainforest" offre a chacun un panel éblouissant de vie faunistique et floristique. Des arbres gigantesques et imposants, de nombreux ficus notament, exposent leur lianes et cortège végétal à chaque pas. Un aménagement sobre et minimaliste permet de circuler telle une fourmi au travers de cette immensité luxuriante de verdure et d'eau. Un simple chemin de terre, parfois quelques mètres de bitume (sécurité oblige) soulignent simplement la balade à emprunter et ne laisse qu'un impact minimal au passage des visiteurs. Ici et là, au grè du parcours, certains arbres sont étiquettés, et le promeneur trouvera des informations sur la vie sauvage de Dorrigo. 1001 sons pour accompagner les grandes cascades, toutes plus belles les unes que les autres. Des paysages extraordinaires et inattendus à quelques kilomètres dans les terres, coté pacifique. A ne pas louper pour les amoureux de la nature, de passage entre Sydney et Brisbane... Coup de coeur à l'entrée pour la "Sky Walk", passerelle qui avance au dessus du vide et offre un panorama vertigineux à plusieurs dizaines de mètres du sol, face au grand parc montagneux des forêts du New south wales...

par Claire Delphine Jérémie publié dans : GRANDS PAYSAGES
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